Viry-Châtillon
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Les parents
pestent contre la nouvelle école trop petite
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ELLE A BEAU être
toute neuve, l'école Louise-Michel attire les foudres des parents du quartier de Châtillon, à Viry. Ouverte en février, la maternelle est trop petite pour accueillir tous les enfants du
quartier. Résultat, à la rentrée, onze bambins de petite section devront être scolarisés dans un autre établissement de la ville, de l'autre côté de la nationale 7.
La commune reconnaît qu'elle a vu venir le problème dès le mois de février, lorsque les parents du quartier ont commencé à inscrire massivement leurs tout-petits à l'école. « Pour qu'il
n'y ait pas d'arbitraire ou de favoritisme, nous avons décidé de définir des critères de sélection avec les parents », explique Marie-Françoise Parcollet, maire adjointe PC, chargée de
l'éducation.
« Non seulement il manque une salle de classe, mais le dortoir et le réfectoire sont minuscules ! »
Au final, la mairie a choisi de garder à Louise-Michel les enfants ayant des petits frères ou soeurs en bas âge. Et ceux qui ne mangeraient pas à la cantine et ne resteraient pas à la
garderie. « C'est pour le bien-être des enfants, les journées trop longues étant préjudiciables à cet âge-là », justifie Marie-Françoise Parcollet. « C'est surtout parce que la cantine
est trop petite, s'indigne une maman. Cette école a été sous-dimensionnée. Non seulement il manque une salle de classe, mais le dortoir et le réfectoire sont minuscules ! »
Pour avoir une place dans la maternelle de leur quartier, certains parents ont carrément décidé de payer une nourrice pour faire manger leur petit à midi et le garder jusqu'à leur retour
du travail. « C'est injuste, ils n'ont pas le choix et ça leur coûte très cher », témoigne une nounou sollicitée pour s'occuper d'un petit garçon. Une situation qui indigne également l'opposition, qui dénonce l'« imprévoyance de la municipalité » de gauche. « On aurait pu construire un
bâtiment plus grand, il y avait de la place », estime Jean-Marie Vilain, élu Nouveau Centre.
Très remontés, les parents du quartier ont décidé de créer un collectif. « Il faudrait que la commune construise une annexe. On ne peut pas accepter que des enfants soient durablement
scolarisés en dehors du quartier », souligne Nadège Le Morillon. Mais la ville ne l'entend visiblement pas de cette oreille. Pour elle, les mouvements de population peuvent régler
naturellement le problème. « Nous venons d'apprendre des déménagements de dernière minute, ajoute Marie-Françoise Parcollet. Il ne resterait finalement plus que quatre enfants à
scolariser ailleurs. Nous allons mettre en place une navette pour les transporter. »
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Le Parisien , vendredi
04 juillet 2008
Par Jean-Marie Vilain
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